LA MARINE MARCHANDE EN CORSE

LA SNCM - SOCIETE NATIONALE CORSE MEDITERRANEE (1855 - 2016)

Vous pouvez écouter sur cette page un extrait de la chanson "Un batellu chi passa" interprétée par Antoine CIOSI

 

 

L’Armement a été créé le 24 février 1855 sous le nom de Compagnie Générale Maritime (décret du 02 mai 1855), avant d’être renommé Compagnie Générale Transatlantique en 1861. La Compagnie desservait dans un premier temps l'Amérique, puis la Méditerranée.

Les services méditerranéens de la Compagnie Générale Transatlantique ont été inaugurés le 30 juin 1880 par le navire Moïse (1880-1923) sur la ligne Marseille-Alger. Le premier navire de l'Armement à escaler en Corse fut le Ville de Madrid (1880-1921) le 06 juillet 1880 à Ajaccio, sur la ligne Marseille-Ajaccio-Bône-Alger. Sur la Corse la Compagnie Générale Transatlantique inaugura par la suite, en 1882, les lignes Marseille-Nice-Ajaccio-Propriano et Marseille-Nice-Corse-Sardaigne.

En 1969, la ansat et de la compagnie Mixte de navigation fusionnent sous une nouvelle entité : la Compagnie Générale transméditerranéenne (CGTM) qui deviendra en 1976 La Société nationale Corse-Méditerranée (SNCM).

La SNCM était une compagnie française de navigation maritime, à capitaux publics et privés, assurant notamment des liaisons régulières depuis la France continentale vers la Corse, la Sardaigne, l’Algérie et la Tunisie.

La SNCM assurait le transport des passagers, des véhicules automobiles et des marchandises à bord de différents types de navires : des ferries (transportant des passagers et leurs voitures), des navires mixtes (rouliers transportant camions et camionnettes et adaptés pour le transport d'un nombre restreint de passagers).

Pour la desserte de la Corse, la SNCM assurait, conjointement avec La Méridionale, une délégation de service public pour les traversées depuis Marseille. À ce titre, elle recevait une compensation financière de service public gérée par l'État, l'Assemblée de Corse et l'OTC. Ces importantes subventions ne suffirent à combler ni les déficits chroniques que la SNCM cumulait depuis de nombreuses années, ni son endettement, et son image fut ternie par des grèves à répétition.

De 2000 à 2012, la SNCM connut une baisse drastique de ses parts de marché entre les ports français continentaux et la Corse (34 % du marché en 2011 pour 82 % en 2000). La Commission européenne condamna en mai 2013 la SNCM à rembourser 220 millions d'euros d'aides indues entre 2007 et 2012.

Le 28 novembre 2014, le tribunal de commerce de Marseille place la SNCM en redressement judiciaire avec une période d'observation de 6 mois.

Le 20 novembre 2015, ce même tribunal retiendra l'offre de reprise de trick Rocca, transporteur corse, pour un montant de 3,7 millions d'euros et un total de 8,9 millions d'euros comprenant notamment un plan social, cette offre devant être signée dans les 6 mois.

Le 5 janvier 2016, les actifs de la SNCM sont officiellement cédés au groupe Rocca, l'entreprise renaît alors sous le nom juridique de Maritime Corse Méditerranée (MCM SAS). Cette même société sera rachetée, courant 2016, par le consortium d'entreprises corses Corsica Maritima, ce qui aboutira à la création de la Corsica Linea.

 


 

LE NAPOLEON (1976-2015)

Armement : Ste Nationale maritime Corse-Méditerranée (SNCM)

Chantier de construction : Dubigeon SA – Nantes

Caractéristiques : ngueur : 155 m – Largeur : 23 m

Propulsion: 2 moteurs

Puissance : 25171 kwVitesse : 24 nœuds.

Capacité : 1844 passagers - 500 véhicules.

Autre nom de baptème : BERKANE.

 

Livré à la SNCM le 04 juin 1976 (nouvelle entité remplaçant la CGTM depuis le 16 mars 1976), le NAPOLEON est à son lancement, le plus gros car-ferry au monde.De 1976 à 1989, le Napoléon est affecté sur la desserte de la Corse, principalement vers le port d'Ajaccio au départ de Marseille et parfois de Toulon. Il est également positionné sur Bastia à partir de 1979. Le navire effectue aussi de manière occasionnelle des traversées vers l'Algérie et la Tunisie.Entre le 04 janvier et le 10 mars 1989, le Napoléon est en arrêt technique et subit d’importantes modifications et améliorations avant d’être placé (en raison de la mise en service du Danielle Casanova) alternativement sur la desserte de la Corse et du Maghreb ainsi que de la ligne Gênes - Bastia de la filiale Corsica Marittima en 1995.En 1996, à la suite de la mise en service du cruise-ferry Napoléon Bonaparte, le Napoléon navigue exclusivement sur les lignes du Maghreb.

 

Le 14 septembre 2001, le Napoléon arrive à Marseille à 10h35 en provenance d’Alger, pour son dernier voyage commercial.

Le 5 novembre, il est désarmé  à La Ciotat et mis en vente.

Le 16 avril 2002, le Napoléon est racheté par la compagnie marocaine Comarit. Il est transformé à Barcelone et rebaptisé BERKANE avant d’être mis en service sur la ligne Nador - Almeria en juin.

En janvier 2012, à la suite des difficultés financières de son armateur, le navire est immobilisé dans le port d’Almeria puis vendu aux enchères.

Le 22 juin 2015, il quitte l’Espagne en remorque pour son dernier voyage à destination des chantiers de démolition d’Aliaga en Turquie.

 


 

LE MONTE STELLO (1978-2012)

Armement : Cie Maritime SNCM (1978-1996)

Chantier de construction : Le Havre

Type de navire : Navire roulier de 1979 à1988 – Navire mixte à partir de 1988

Longueur : 126.52 m – Largeur: 13.89 m - 5868 tx

Puissance : 15600 ch - Vitesse: 19.5 nœuds

Capacité : 109 passagers – 970m linéaires de fret

Autre nom de baptême : PALANGA.

 

Le MONTE STELLO faisait partie de la série des navires à coque noire. Conçu pour assurer la ligne Marseille-Corse, il est lançé le 29 décembre 1978.

Le 14 mai 1987, un contrat est signé entre la SNCM et les ACH, afin de modifier le navire et répondre ainsi aux conditions fixées par l’Office des transports corses pour la prochaine délégation de service public. Les travaux de modification consistent à :

- l’augmentation de la capacité passagers devant passer de 36 à 102 personnes, ce qui nécessite la modification d’une partie des aménagements existants et l’adjonction d’un roof sur le pont passerelle arrière, de façon à installer les cabines et les sanitaires nécessaires, et à augmenter la capacité de restauration.

- le remplacement de l’élévateur arrière du garage par une rampe d'accès au pont supérieur identique à celle du Monte Cinto.

- L’arrêt technique en vue des travaux de transformation débute le 14 janvier 1988 et se clôture le 15 mars par la visite de contrôle des Affaires maritimes. Les essais à la mer sont réalisés la veille, le 14 mars. Le Monte Stello reprend par la suite son service sur la Corse le 18 mars sur Ajaccio.

 

Le 31 décembre 1993 au soir, le navire appareille de Marseille pour Porto-Vecchio. le voyage se déroule par mer calme, le Monte Stello aborde alors les Bouches de Bonifacio e 1er janvier. A bord se trouvent 61 passagers et 16 membres d’équipage, ainsi que 5 remorques de produits alimentaires et une vingtaine de voitures. Aux environs de 5h00 du matin le navire subit une avarie de radar, ce qui provoque une modification de la route du cargo qui entre dans les bouches plus au sud. C’est ainsi que peu après 6h00, après que le commandant ait tenté une ultime manœuvre consistant en l’échouage du navire (manœuvre volontaire, contrairement à un échouement), celui-ci se pose sur les rochers de l’îlot Barrettini, au nord de la Sardaigne.

Les dégâts sont importants: la coque est déchirée sur 65 mètres et le navire, noyé jusqu’au pont garage, accuse une gîte de 25 à 30°. Un temps attendus, deux remorqueurs italiens, L’Impetuoso et le Vincenzo Onorato, ne viendront pas car le remorquage comporte trop de risques pour le bâtiment. Vers 17h00, le commandant et les 9 membres d’équipage ainsi qu’un chien découvert dans une voiture, sont évacués par un Sea King de l’armée italienne et déposés aux environs de La Maddalena.

Après que la SNCM ait annoncé qu’elle abandonnait le navire celui-ci devient juridiquement une épave.

L’épave est renflouée en mai 1994 par les entreprises Smit Tak et Fratelli Neri, puis remorquée à Naples en attente de démolition, mais elle est finalement rachetée par des Norvégiens qui la remettent en état à Trondheim. L’ancien Monte Stello est alors acquis par la Lithuanian Shipping Company et est rebaptisé PALANGA sous pavillon lituanien. Il assure des services entre Klaipeda, son port d’attache, et l’Allemagne ou la Suède.

À partir de 2001, le navire est transféré à la filiale Lisco Baltic Services.

En 2004, il passe sous les couleurs de la compagnie danoise DFDS Tor Lines et navigue dans un premier temps entre le Danemark et le Royaume-Uni puis entre l'Allemagne et la Lettonie.

 

En 2005, il est affrété par la compagnie espagnole Trasmediterranea et navigue aux Îles Canaries.

Au début de l’année 2006, le Palanga est vendu à la compagnie néo-zélandaise Strait Shipping. Le navire retrouve son nom d'origine, Monte Stello, puis il quitte la Méditerranée pour rejoindre la Nouvelle-Zélande, passant par le canal de Panama et effectuant une escale à Tahiti.

Arrivé à destination, le Monte Stello entre en arrêt technique à Auckland. Il assure alors la liaison entre L'Île du Sud et L'Île du Nord, en compagnie du Santa Regina, ancien navire de la CMN.

En octobre 2011, le Monte Stello est vendu à une société chinoise et passe sous pavillon comorien.

Le 02 février 2012, après avoir quitté le port de Wellington, il rejoint le chantier de démolition d’Alang en Inde.

 


 

LE CYRNOS (1978-2013)

Armement : Cie SNCM

Chantiers de construction : Dubligeon, Nantes.

Longueur : 138 m (1978-1990) – 159 m (1990-2013) - Largeur : 23 m.

Propulsion : 4 moteurs – 31200 cv – vitesse : 22 nœuds.

Autres noms de baptême : ILE DE BEAUTE – BEAU.

 

A sa mise en service en service en 1979, le CYRNOS était placé toute l'année sur les lignes de la Corse au départ des ports de Marseille, Nice et Toulon, et effectuait occasionnellement en basse saison des traversées vers la Sardaigne sur la ligne Toulon - Porto Torres et vers l'Algérie sur les lignes Marseille-Alger et Marseille-Oran.

En 1989, le Cyrnos est allongé de 20,4 m par Sud Marine, à Marseille. Il augmente ainsi sa capacité en nombre de passagers et véhicules.Début 1990, à la suite de ces importantes modifications, il est renommé ILE DE BEAUTE et assure en priorité les liaisons au départ de Marseille et Toulon vers Ajaccio, Bastia et Propriano.

Réquisitionné par l’état entre décembre 1990 et avril 1991, il devient navire de transport de troupes vers l’Arabie Saoudite et Djibouti.

En janvier 1994, en raison d’une violente tempête dans le port de Bastia, il rompt ses amarres et percute le Corsica Regina de la Corsica Ferries.

A partir de l’année 2002, l’Ile de Beauté est transféré sur les lignes du Magreb.

Durant la saison 2012, le navire dessert à nouveau la Corse qu’il quittera définitivement à la fin de l’été pour Tunis qui sera son dernier voyage avant qu’il ne rejoigne la Seyne sur mer pour y être désarmé.

Vendu le 28 juin 2013 à un acquéreur turc, le navire passe sous pavillon panaméen et prend le nom de Beau. Cependant, contrairement aux affirmations de son nouveau propriétaire lors de la transaction avec la SNCM, le navire est finalement destiné à la casse.

Il arrive aux chantiers de démolition d’Aliaga en Turquie le 10 juillet 2013.

 


 

LE CORSE (1982-En service)

Armement : Cie SNCM de 1983 à 2016

Chantier de construction : Dubigeon –Nantes

Longueur : 145 m – Largeur : 23,80 m

Capacité : 2364 passagers (dont 102 membres d’équipage) - 700 véhicules.

Propulsion : 4 moteurs - Puissance : 41600 cv – Vitesse : 23,5 nœuds.

Autre nom de baptême : GRAND FERRY.

 

Mis en service en 1983, le CORSE assurait la desserte de la ligne Nice-Corse avec son sister-ship l’Estérel mis en service en 1981. Après 32 ans de service pour la SNCM, il était désarmé à Marseille jusqu'en mai 2016.

Il a quitté Marseille le 12 mai en remorquage, vendu par le liquidateur de la SNCM à une nouvelle société. Il est ensuite transformé courant 2018 et rebaptisé GRAND FERRY.

À partir du 29 mars 2019, le navire est exploité dans le golfe persique entre le Qatar, le Koweït et Oman sous les couleurs de l'armateur iranien Karaneh Lines.

 


 

LE MONTE CINTO (1984-2019)

Armement : Cie SNCM (1984-2010)

Chantier de construction : Ateliers et chantiers du havre

Caractéristiques : Longueur: 136 m – Largeur : 23 m

Propulsion : 2 moteurs – Puissance: 8800 kw – Vitesse : 18 nœuds

Capacité : 111 passagers – 35 véhicules

Autres noms de baptême : MAZATLAN STAR – EDEN - DEN.

 

A sa mise en service, en 1984, le MONTE CINTO était un bateau à coque noire affecté aux transports de marchandises entre les ports de Marseille et de Bastia.

En 1987, il sera aménagé pour transporter des passagers.

En 1991, la marque commerciale SNCM Ferryterranée est peinte sur la coque et le cargo mixte est déplacé sur la desserte d'Ajaccio au départ de Marseille.

En 2003, le Monte Cinto est affecté sur L'Île-Rousse.

Lors de l’arrêt technique du 11 février au 12 mars 2005, le Monte Cinto, parmi d’autres travaux, est repeint aux nouvelles couleurs de la SNCM.

En 2009, le navire mixte est atteint la la limite d'âge imposée par la Collectivité territoriale de Corse et remplacé au sein de la flotte par le Jean Nicoli et désarmé à Marseille.

 

Le 18 juin 2010, le Monte Cinto est remis en service en remplacement du Jean Nicoli, en avarie, et appareille pour Porto-Vecchio. Il assure par la suite la desserte de L'Île-Rousse.

Le 4 juillet 2010, le Monte Cinto appareille de L'Île-Rousse et quitte définitivement la Corse pour Marseille où il est à nouveau désarmé.

En octobre 2010, le Monte Cinto est vendu à l'armement français Unishipping et exploité par la compagnie mexicaine Baja Ferries. sous le nom de MAZATLAN STAR.

Le 29 novembre, il quitte le port de Marseille à destination de La Paz au Mexique. Il est affecté à la liaison entre les ports de La Paz et Mazatlán dans le Golfe de Californie.

En février 2014, le navire est acquis par la compagnie chilienne Navimag Carga et renommé Eden.

Retiré du service en 2019, il est rebaptisé DEN et passe sous pavillon des îles Palaos.

Vendu à la démolition, le navire quitte définitivement le Chili le 5 mai.

Après avoir traversé l'océan Atlantique Sud, il escale le 28 mai à Durban en Afrique du Sud afin d'avitailler puis appareille le même jour à destination du Bengladesh pour y être démoli.

 


 

NAPOLEON BONAPARTE (1995 - En service)

Armement: SNCM

Chantier de construction : Chantiers de l’Atlantique – Saint Nazaire.

Longueur : 172 m – Largeur: 30 m - Vitesse : 24 nœuds. Déplacement : 20447 t – Propulsion : 4 moteurs - puissance : 58420 cv. Capacité: 2796 passagers dont 196 membres d’équipage.

Nombre de ponts : 13. Nombre de véhicules transportés : 708.

Nom actuel de baptême : RHAPSODY.

 

Le NAPOLEON BONAPARTE est l'un des plus grands navires assurant la liaison entre la Corse et le continent, toutes compagnies confondues.

Il relie régulièrement Marseille à Ajaccio, plus occasionnellement Bastia et la Sardaigne, entre les mois d'avril et de septembre ainsi que pour les vacances de Noël et de février.

Le reste de l'année le bateau reste à quai, mis à part lorsque des entreprises sollicitent le navire pour du tourisme d'affaire. De grands groupes vont  jusqu'à louer le navire tout entier afin d'organiser des événements professionnels exceptionnels dans la rade de Marseille. Le bateau était également utilisé afin d'organiser de courtes croisières de trois à cinq jours vers l'Italie et l'Espagne, mais l'entreprise a décidé d'arrêter l'activité faute de rentabilité.

 

Le fleuron de la flotte de la SNCM a pris ses quartiers d'hiver comme il le fait tous les ans depuis sa mise en service. Il est alors désarmé lorsque les mauvais jours arrivent.Dans la nuit du 27 au 28 octobre 2012, il est pourtant solidement amarré lorsque le mistral se lève. Les amarres vont alors céder et le Napoléon-Bonaparte va  partir à la dérive puis venir se fracasser sur le quai et ainsi déchirer sa coque sur plusieurs mètres. Il prend l'eau, une forte gîte et se couche sur le côté risquant de chavirer. Il ne sera pas réparé par la SNCM et restera immobilisé pendant deux ans jusqu'à son rachat par le groupe suisse Mediterranean Shipping Company (Compagnie MSC)

 

 

Renfloué, remorqué jusqu’au port de Naples en mai 2014, réparé, réaménagé et rebaptisé RHAPSODY, l’ancien navire amiral de la SNCM, rejoint la flotte de la compagnie italienne Grandi Navi Veloci (GNV), filiale du groupe MSC.

 

 

 

 

 


 

NGV ASCO (1995-2005)

Armement : Cie SNCM

Chantier de construction : Chantier naval Leroux et Lotz – Saint Malo

Longueur : 102 m – Largeur: 15 mPropulsion : 4 moteurs diesel

Puissance : 35000 cv – Vitesse: 37 nœuds.

Capacité de transport : 576 passagers – 150 véhicules.

Autres noms de baptême : PANAGIA PAROU - READ SEA II.

 

Le NGV ASCO est un Navire à Grande Vitesse entièrement climatisé, doté d'un système de stabilisation et de 2 propulseurs d'étrave. Il possède  2 portes-rampes arrière, 1 porte-rampe avant et l'embarquement des passagers s'effectue à bâbord ou tribord arrière.

En avril 1996, le NGV Asco assure la desserte sur les lignes Nice-Corse de la SNCM.

Pendant la saison 2002, il est mis en service sur les lignes Espagne-Algérie Almeria-Ghazouet  puis Almeria-Oran pendant la saison 2003 avant de revenir en 2004 sur les lignes de Corse à la place du NGV Aliso.

 

Exploité par la SNCM jusqu'à mai 2005, le navire est ensuite vendu à C-Link ferries (armement A.Ventouris) qui l'exploite à son tour en Grèce sous le nom de PANAGIA PAROU.

Il est ensuite cédé en 2007 à une entreprise maltaise, la Waves Shipping, qui le renomme à son tour RED SEA II.

Désarmé en 2009, il est affrété en 2010 par la compagnie European Seaways qui le renomme à nouveau Panagia Parou avant de le faire naviguer entre l'Italie et l'Albanie sur la ligne Bari-Durrës.

Pendant la saison 2012, le Panagia Parou est affrété par la compagnie marocaine Inter Lines qui le fait naviguer entre Tanger Med au Maroc et Algésiras en Espagne. Devant initialement être reconduite, la ligne est finalement interrompue, et le navire est à nouveau désarmé.

 

Immobilisé depuis 2012, le Panagia Parou (ex NGV ASCO) fera finalement naufrage le 20 avril 2017 dans le port d'Algésiras après avoir été drossé contre le quai lors d'une tempête.

Renfloué en juin 2018, il est par la suite vendu pour la casse et prend la direction du chantier de démolition d’Aliaga en Turquie.

 

 

 

 

 


 

LE NGV LIAMONE (1999 - En service)

Armement : Cie SNCM

Chantier de construction : Alstom Leroux Naval – Lorient

Longueur : 134 m - Propulsion: 2 moteurs diesel – Puissance: 86000 cv – Vitesse : 42 nœuds.

Capacité : 1116 passagers – 250 véhicules

Autres noms de baptême : KING TAMATOA (2010-2012) - TAIMIN STAR (depuis 2012)

 

Le NGV LIAMONE était affecté aux lignes de la Corse au départ de Nice vers Bastia, Ajaccio, L'Île-Rousse et Calvi. Le navire a également réalisé des escales exceptionnelles à Toulon ou Propriano.

C’est le 1er juin qu’a lieu la traversée inaugurale entre Nice et Calvi. Parti à 7h50 avec 600 passagers et 200 véhicules, le NGV Liamone arrive à Calvi à 10h20.

En 2005, pour des raisons de coût d’exploitation (pour réduire la consommation de carburant), le NGV Liamone navigue en semaine à 29 nœuds et à 38 nœuds uniquement le week end. La réduction de vitesse de 42 à 38 fait passer la consommation de 13 t/h à 11 t/h. Les deux NGV précédents de la SNCM, Asco et Aliso, consommaient entre 5 et 6 t/h, pour une capacité commerciale divisée par deux.

Le 14 avril 2006, le navire entame sa saison en arborant une nouvelle livrée mettant en valeur la rapidité de ses traversées.

Durant l’arrêt technique effectué par DCNS dans l’enceinte de la base navale de Toulon du 23 mars au 7 avril 2009, la livrée est modifiée.

Le 27 septembre, le NGV Liamone effectue sa dernière rotation sur la Corse entre Nice et Bastia. Le 30 septembre, il quitte Nice pour rejoindre l’Arsenal de Toulon où il entre en arrêt technique. Durant celui-ci, les moteurs principaux sont changés.

Le navire quitte l’enceinte militaire le 14 décembre et accoste quai de la Corse au port de commerce de Toulon. Le NGV Liamone est ensuite affrété par l'armateur polynésien Raromatai Ferry, basé à Tahiti.

 

Le 7 janvier 2010, le navire est renommé KING TAMATOA. Il quitte le port de Toulon le 16 janvier pour Papeete afin d'être exploité par son affréteur.

Le King Tamatoa arrive à Papeete le 21 février. Le 31 mars, le navire inaugure la liaison entre les îles de Tahiti, Huahine, Raiatea et Bora-Bora. La ligne est cependant interrompue quelques mois après son ouverture à la suite de la mise en redressement judiciaire de Raromatai Ferry.

Le 5 juillet, le King Tamatoa, quitte Papeete pour Nouméa. Il reste près de deux ans dans ce port en attente d’un acquéreur.

Le 8 mai 2012, le King Tamatoa quitte le port de Nouméa pour Kaohsiung à Taïwan. Le navire arrive à destination le 22 mai. Il est vendu à la société taïwanaise BA FWU Industry le 12 novembre 2012. Le navire est alors renommé TAIMIN STAR et effectue des traversées à destination de l'Ile Pingtan sous les couleurs de Strait Express.  

 


 

L'EXCELSIOR (1999-En service)

Armement: Grandi Navi Veloci (GNV)

Chantier de construction: Fincantieri Sestri – Genova

Longueur:02,17 m – Largeur:29,62 m – Jauge brute: 40193.

Propulsion: 4 moteurs – Puissance: 28960 kw

Vitesse: 24 nœuds

Capacité: 2253 passagers – 760 voitures

Nombre de ponts: 10 ponts

Affrètement: SNCM (février 2013-octobre 2014)

 

L’Excelsior, navire de la Compagnie GNV a été affrété pour une durée de 19 mois, par la SNCM en remplacement du Napoléon Bonaparte, victime d’une grave avarie en octobre 2012.

Avant sa mise en service, le cruise-ferry est repeint aux couleurs de la SNCM et le 23 février, encore sous pavillon italien mais avec un équipage SNCM, appareille à 20h45 de Marseille pour Tunis à l’occasion de son premier voyage pour la compagnie.

Après un retard pris en raison de problèmes administratifs liés à sa francisation, l’xcelsior entame son service régulier à compter du 19 avril et arrive pour la première fois dans le port d’Ajaccio à 7h30.

Le 19 mai, le navire passe sous pavillon français et est affecté en priorité pendant toute la saison estivale à la desserte de la Corse, même s’il effectue quelquefois des traversées à destination de la Sardaigne, de l’Algérie et de la Tunisie.

Le 23 septembre 2014, l’Excelsior

 

A la fin de la saison (octobre 2014), l’Excelsior est rendu à GNV. Après avoir repris ses couleurs d’origine, le navire poursuivra  sa carrière en assurant des dessertes sur le Maroc et l’Espagne.

Depuis 2016, le navire est affecté à la desserte de la Sicile en été et aux autres lignes de la compagnie à destination de la  Tunisie et du Maroc en basse saison.

 

 

 

 


 

LE NGV LIAMONE II (2000 - En service ?)

Armement: Cie grecque NEL Lines

Chantier de construction:  Alstom Leroux Naval – Saint Malo

Longueur: 119 m – Largeur : 15,7 m – Jauge brute : 3536 t.

Propulsion: 4 moteurs – Puissance: 11000 cv – Vitesse: 35 nœuds

Capacité: 800 passagers – 190 voitures

Nom d’origine: AEOLOS EXPRESS I (2000 – 2007)

Rebaptisé AEOLOS KENTERIS I (2007- 2010)

Rebaptisé à nouveau LIAMONE II de mars à octobre 2010

Rebaptisé à nouveau AEOLOS KANTERIS par la Cie grecque Nel Lines.

 

Pour la saison 2010, l'AEOLOS KENTERIS I est affrété par la SNCM qui le rebaptise LIAMONE II, en remplacement du Liamone parti pour la Polynésie et renommé King Tamatoa.

Ce NGV de la série Corsaire dont le nom de baptême d’origine est AEOLOS EXPRESS a été construit en 2000 aux chantiers Alstom Leroux Naval de Saint Malo pour le compte de la compagnie grecque NEL Lines en vue d’assurer la desserte des lignes intérieures grecques.

En 2007, il est rebaptisé AEOLOS KENTERIS I et assure la liaison entre le Pirée et Rethymno.

De mars à octobre 2010, le navire est affrété par la SNCM à la compagnie grecque NEL LINES pour être exploité ente Nice et la Corse. A cette occasion, des travaux de peinture visant à mettre le NGV aux couleurs de la SNCM sont effectués à Toulon.

 

A la fin de la saison 2010 le navire est rendu par la SNCM à la compagnie NEL Lines et a depuis repris le nom d'Aeolos Kenteris I.

Aucune traversée n'est plus programmée avec ce type navire sur les lignes de Corse, la SNCM ayant décidé de ne plus avoir recours à l’utilisation des NGV pour diverses raisons. Une bonnes nouvelles donc, puisque ces NGV étaient notamment connus pour leurs collisions avec les grands cétacés en Méditerranée occidentale, au premier rang desquels le rorqual commun.

Reste que les raisons ayant conduit à cet heureux résultat n’ont officiellement rien à voir avec les nuisances sonores provoquées en méditerranée  et le bilan écologique désastreux à tous points de vue de ces navires.

 

 

 
 

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Dernière mise à jour pour cette page : 27 avril 2021