Bibliographie Livre d'or ***
 

 

 

D'AUTRES BANDITS CORSES

Vous pouvez écouter sur cette page un extrait de la chanson "Les bandits d'honneur" interprétée par Antoine CIOSI

 

Combien sont-ils dans la montagne, dans le maquis, à s'opposer avec un farouche entêtement, aux autorités ? Combattent-ils une cause politique ou défendent-ils leur propre cause ?; sont-ils bandits d'honneur ou bien voleurs de grands chemins ?.

 

Il est assurément bien difficile de juger objectivement ces hommes qui pour diverses raisons se sont mis un jour au ban de la société. Certains, nourris de l'exemple d'un de leur proche, ont dès l'enfance décidé d'embrasser la "profession": "Quand je serai grand, je serai bandit." Au berceau déjà, on leur chantait cette berceuse :

"Quand plus tard tu auras grandi,

Tu sauras bien porter les armes,

Et ni voltigeurs ni gendarmes

Ne pourront te causer d'alarmes.

Alors, si le coeur t'en dis,

Tu seras un fameux bandit".

 

Le bandit corse n'est redoutable que pour ses ennemis personnels ; et d'ordinaire, avant de les frapper, il les fait prévenir d'avoir à se tenir sur leurs gardes. Il leur donne le plus souvent cet avertissement il par ces paroles : "Si le soleil te découvre, mon plomb t'atteindra !"
D'avance il fixe le nombre de ses victimes; puis sa tâche remplie, il va chercher à l'étranger un repos qu'il ne peut trouver dans sa patrie. On en a vu qui, sur la terre d'exil, ont embrassé avec une ardeur remarquable la cause des opprimés.

 

La cruauté de certains bandits n'a pas de limites :

Le 13 octobre 1911, pour une haine de famille qui depuis 23 ans, a déjà causé 21 assassinats dans le canton de Vescovato, Dominique Sanguinetti, Timothée et Pascal Peretti se mettent à quatre avec Augustin Paterni pour surprendre et abattre à coups de fusil le sieur Pétrignani, qui se rendait à Bastia précisément pour préparer ses papiers on vue de fuir l'île et leurs poursuites.

En mai 1912, la jeune Marie Castelli est fusillée dans les rues de Carcheto par le bandit François Marie Castelli parce qu'elle ravitaillait une maison dont il faisait le siège. La malheureuses agonisa 18 heures sur le seuil sans que nul osât la secourir. Quand les gendarmes arrivèrent, ils ne trouvèrent personne pour fabriquer le cercueil, et durent hâtivement enfouir le triste cadavre enveloppé dans un drap.

Le même mois, le bandit Dominique surprend, auprès d'une fontaine de la montagne de Loreto, le très jeune berger Masseï qu'il a voué à la mort. 17 bergers et bûcherons armés de pistolets et de haches sont aux côtés du jeune homme mais sur l'ordre du bandit ils s'écartent et le laissent seul avec l'enfant que le misérable force à s'agenouiller avant de le fusiller à bout portant.

Le 21 août 1912, à Lumio, Sauveur Suzzoni, jeune berger de 19 ans, se jette sur M. Jean Cardoni âgé de 60 ans et le perce de 17 coups de couteau parce que le vieillard s'était plaint de voir sa propriété dévastée par ses chèvres.

Le 17 septembre 1912, à Venzolasca, pendant que le maréchal ferrant Joseph Borgetti ferre un cheval, Jean-Thomas Paoli le tue d'un coup de fusil tiré de derrière le mur faisant face à l'atelier. Deux mois auparavant, au même endroit, un certain Finaltieri avait été assassiné dans des conditions semblables... Rivalité de bandits.

On pourrait multiplier ainsi les exemples sanguinaires qui furent commis de sang froid. Pour résumer cette vague de violence, notons que pour ce seul mois de mai 1912, 16 assassinats ont été commis en Corse !

 


 

 SERAFINO

Dans la province de Vico, une jeune fille avait été séduite ; le coupable, pour se soustraire aux engagements qu'il avait contractés, voulut contester la paternité qui lui était attribuée. A cet effet, il s'adressa à un bandit du nom de Serafino, qui, à celte époque, jetait l'épouvante dans la contrée ; il pria cet homme de le tirer d'embarras en se déclarant l'auteur de la grossesse de Fiordispina.
Repoussant avec indignation une pareille ouverture, Serafino dit au séducteur ; "Tu es mon parent ; si tu as une offense à venger, je m'associe à ta vengeance ; mais jamais je ne consentirai à me faire l'instrument d'une noire calomnie, et je t'aurais déjà puni de m'en avoir fait la proposition, si des liens de parenté ne m'attachaient à toi. Va, ajouta-t-il, et puisses-tu échapper au châtiment que tu as mérité ; désormais, je ne te protège plus contre tes ennemis, et souviens-toi qu'en Corse, ce n'est jamais impunément qu'on déshonore une femme".

Quelques jours après, Fiordispina tuait son séducteur. Il y eut cela d'étrange à celte occasion, que les premiers regrets donnés à la victime diminuèrent singulièrement lorsque l'on vint à connaître la conduite du bandit, sur lequel se portèrent dès lors toutes les sympathies.

 

Jugé cependant indésirable dans l'île, le bandit Serafino  bénéficiera de la part du ministre de la Justice d'un passeport pour l'Amérique mais il refusera de partir en affirmant: "Je préfère mourir jeune dans mon pays que vieux en Amérique." Il continuera ses "exploits" dans la région de la Balagne en compagnie de deux autres bandits : Massoni Jean Xavier et Arrighi. 

Le second Empire décida enfin de prendre le banditisme à bras-le-corps et dès la fin de 1852 la campagne commença par la capture des trois « vengeurs » Serafino, Massoni et Arrighi, qui furent abattus dans leur caverne du Niolo après avoir fusillé eux-mêmes cinq gendarmes.

 

 


 

 MASSONI Pierre-Jean

 

En 1848, en Balagne, Massoni, originaire de Marignana, vient finir sa vie errante de Bandit. Après avoir sévi dans la région de Vico et dans le Niolo. Il se mêle aux Bergers de Balagne et du Filosorma et participe à la violente poussée des troubles agraires que les gendarmes tentent de réprimer.

Massoni est un ancien soldat du 24ème de ligne et il a également servi comme gendarme dans la 17ème légion. A ce titre, il a une solide expérience pour déjouer les pièges qui lui sont tendus et pendant trois ans il va encore tenir le maquis en se faisant le protecteur des bergers mais aussi des marins qu'il défend contre la compagnie maritime Valéry. "Les bandits, déclare le sous-préfet de Calvi, enjoignent aux négociants d'îsula-Rossa, sous peine de mort, de ne plus embarquer de marchandises sur les bateaux à vapeur pour favoriser les équipages de la marine à voile...".

Massoni, à la manière de Théodore Poli, devient le chantre des revendications sociales et rançonne les gros propriétaires. il finit cependant par tomber dans une embuscade tendue par les gendarmes le 13 juin 1851.

 

 

 

 

 

 


 

 TRAMONI Ghjuvan'Battista dit Bricu

Devient bandit en 1892 en tuant le père d'une jeune fille qui le refusait pour gendre.

Pour se faire craindre, il tue à Mela un enfant de 7 ans. Il sera assassiné en 1903.

 

 

 GIUDICELLI Francescu Ghjuvanni

De Sera di Fiumorbu

Il prend le maquis de 1828 à 1836.

 

 MATTEI Ceccu (1885)

 

 

 ORNANO Camillu

 Terrorise les cantons de Zicavo et de Santa Maria Sicchè de 1815 à 1829.

 

 

 Les frères ANTONA

De Frasseto

Rapine et extorsion. Une prime est offerte pour leur capture en 1846.

 

 

 ARII Ghuvan Antò

De Loreto

 

 

 ACHILLI, COLOMBANI, BARTOLI

Sévissent et rackettent dans le Fium'Orbo.

 

 

BARTOLI

Jean BARTOLI, dit Manaccia, 45 ans, est le chef d'un trio de malfaiteurs qui terrorisent la région de Fiumorbo six ans durant. Il voue une haine sans nom envers Pierre Chiari, lequel avait osé le faire traîner devant un tribunal de police pour de simples contraventions. Le 25 avril 1895, Bartoli et ses sbires l'enlèvent pendant qu'il dormait, l'attachent à un arbre près du moulin de Taviano avant de lui crever les yeux, de lui couper la langue et de l'émasculer.

Bartoli sera arrêté et guillotiné le 11 mai 1897.  Ses complices furent abattus lors de l'arrestation.

 


 

 GIACOMONI Ignazio, BORGHELLO, CIPRIANI, COLOMBANI Jean-Antoine

   

 

 STEFANINI Agostinu dit Tortu

Racket, enlèvements. Il permet l'élection du maire de Sari-d'Orcino en 1841

Il sera tué par les voltigeurs corses en 1842

 

 BENEDETTI

 

 

 TORRE Jean-Baptiste

Né à Lopigna le 27 mai 1909.

A 22 ans, il déserte le 6ème régiment d'infanterie coloniale au Maroc pour rejoindre son cousin germain, François Caviglioli au maquis.  Le 20 octobre 1930, il abat Ange Siméon. Le 17 août 1931, lors du braquage de tout un village, tue le garagiste Guagno. Le 02 novembre 1931, il abat le maréchal des logis Tomi et le gendarme Klein et blesse grièvement le lieutenant Noeuveglise et le gendarme Soyer.

Accusé de plusieurs meurtres, dont ceux de plusieurs gendarmes à Balogna, il sera guillotiné place Notre-Dame à Bastia le 13 avril 1934.

 


 

 MICAELLI Felix dit Feliciolu

(1887-19??)

Bandit d'honneur

La région du Fiomorbo est à l'époque connue pour la violence de ses Vendetta; Certaines ont décimé jusqu'a vingt cinq membres d'une même famille. Inspirant la terreur, des bandits, comme Jean-Antoine Colombani, faisaient en politique la pluie et le beau temps.

Félix MICAELLI, né le 16 juillet 1887, originaire d'Isulacciu di Fiumorbu, pourtant, n'était pas de ceux là. C'était le type même du Bandit d'honneur dont l'histoire commence à peu près de la même manière que celle de Gallocchiu. Comme il l'écrira lui même dans ses mémoires, la mauvaise fréquentation de son cousin germain Leonetto Bartoli, l'avait entraîné sur mauvaise pente.

A dix huit ans, il enlève, contre son gré, Marie-Antoinette, une jeune fille de seize ans qu'il aime, afin d'en faire sa femme. Cette dernière réussit cependant à s'enfuir mais son père porte plainte pour enlèvement de mineure, contre Félix Miacaelli et son cousin Leonetti qui ont pris aussitôt le maquis. Au cours de leur fuite vers Palneca, Leonetti tue quatre personnes dont un gendarme.

En 1907, Leonetti exécute sauvagement trois ouvriers qui ont par leur témoignage contribué à envoyer dix ans plus tôt son père à la guillotine.

Le 27 février 1908, terrorisé par les agissements de son cousin devenu particulièrement dangereux et tyrannique, Micaelli, fini par l'abattre et parvient à quitter la Corse pour l'Argentine d'où il est expulsé quelques mois plus tard en raison de sa situation irrégulière.

De retour à Marseille, il s'engage dans la légion étrangère sous un faux nom. Excellent soldat, apprécié de ses supérieurs, il est destiné à une carrière prometteuse. Mais le hasard veut qu'il soit reconnu par un compatriote. Contraint à nouveau de fuir par peur d'être dénoncé, il rentre en Corse et reprend le maquis où il y mènera dès lors une vie sans histoire, fuyant les histoires et tout ce qui porte un uniforme.

Respecté de tous, il intervient comme "paceru"dans les familles en discorde. Pour vivre, il devient surveillant des exploitations fromagères et forestières. En 1914, quand la guerre éclate, il est volontaire pour partir au front mais sa demande est rejetée. Il devient cependant un précieux "auxiliaire" de la justice en remettant les déserteurs à la police et en participant au maintien de l'ordre dans sa région du Fiumorbu.

En juin 1917, croyant avoir affaire aux gendarmes, il abat par erreur Riziero Pagliai, un ouvrier italien qui rentrait la nuit tombée à son domicile. Il se repentira de cette "douloureuse erreur" en s'en expliquant dans une lettre que publie le 20 juillet 1917, le journal le petit Bastiais.

En 1926, le poète Maistrale intervient même pour lui demander son appui afin de protéger contre le vol la perception de Prunelli di Fiumorbo.

En 1932, Micaelli est âgé de 45 ans. Il est toujours au maquis, jouit de l'estime de la population et ne fait plus jamais parler de lui au point qu'on ne saura jamais ce qu'il est devenu.

Ainsi fut la vie de ce bandit d'honneur, qui vécut une existence surprenante entouré de ses 3 femmes et de ses nombreuses maîtresses.

 


 

  ETTORI Ghjuvan' Simone

(1880-1962)

Bandit d'honneur

 

Jean-Simon Ettori, surnommé "scicca" est né à Moca Croce.

Jusqu'à l'âge de trente ans, il vit comme un honnête paysan dans sa vallée du Taravo. Il est marié, père de deux enfants et pour lui, l'existence s'écoule paisible mais difficile.

Le malheur, ainsi qu'il le dira lui même plus tard, fond sur lui un jour de l'année 1900. Pour une sombre histoire de dette vieille de plus de vingt ans, dans laquelle il n'a aucune part, il intervient pour régler un différent avec un certain Lenzi de Pila Canale. Accompagné de deux amis, Charles Ettori et Tafanelli, il rencontre donc dans son bar à Pila Canale le dénommé Lenzi auquel il vient remettre la somme demandée moyennant la signature d'un reçu.

Les choses s'enveniment, le ton monte, des coups de feu sont échangés. Charles Ettori atteint mortellement un client du bar qui avait pris part au conflit, Simon Ettori blesse accidentellement derrière le comptoir, la fille de Lenzi qui tentait de s'interposer, Tafanelli, qui n'est pas armé, ne tire pas. Charles Ettori est arrêté à Moca-Croce et Tafanelli se constitue prisonnier. En 1907, la cour d'assise de Bastia condamne Charles Ettori aux travaux forcés à perpétuité et Bernardin Tafanelli à 10 ans de réclusion. Devant un verdict aussi sévère Simon Ettori préfère rester au maquis.

En 1910, condamné à mort par contumace après avoir commis 2 autres meurtres, dont celui d'un gendarme, il décide de quitter la Corse pour le Venezuela, pays dans lequel il vit pendant un an de petits métiers avant de se décider à retourner dans son village pour régler radicalement un différent avec un cousin qui venait de voler un boeuf à sa femme pour le vendre.

A la noël de 1920, il abat un paysan de son village natal qui renseignait les gendarmes sur ses déplacements dans l'espoir de toucher la prime attachée à sa capture.

Après ce 4ème et dernier meurtre, Simon Ettori mène entre Moca-Croce et le maquis une existence tranquille avec ses trois femmes et ses 7 enfants, exerçant le métier de cordonnier, faisant respecter la justice en jouant les conciliateurs, haïssant les déserteurs et méprisant les bandits!

Le 11 janvier 1932 à 15 heures, après 26 ans de maquis (déjà condamné deux fois à mort par contumace) sur les conseils de son frère et après de longues négociations avec les autorités, le doyen des bandits corses âgé de 56 ans décide de se constituer prisonnier à Mocacroce devant le procureur de la République Giudicelli accompagné du contrôleur Général de la sûreté Duclaux et du commissaire Natali.

L'avocat César Campinchi qui  a choisi de le défendre plaidera l'acquittement.

 

La reddition de Jean Simon Ettori et sa comparution aux assises.

 

 


 

 AGOSTINI Pompée

De Prunelli Di Casaconi

Le 28 avril 1827, à une heure du matin, les brigades de Lucciana, commandées par le brigadier Grimaldi, étant à la recherche du bandit Pompée Agostini, de Pruuelli , de Casaconi, et embusquées près de Crocicchia au lieu dit Pitricci, aperçurent un individu armé auquel elles ordonnèrent de s'arrêter et qui fit feu sur cette troupe. Les gendarmes ripostèrent et se mirent aussitôt à la poursuite de l’agresseur , qu’ils trouvèrent à environ cent pas de là, couché sur le ventre, ayant son fusil près de lui et qui était au moment d’expirer. On alluma du feu et le mourant fut reconnu pour être le contumax Agostini susmentionné, qui avait reçu une balle dans la poitrine. La mort de ce bandit est un événement heureux pour le canton de Casaconi où il exerçait continuellement d’horribles vengeances. Agostini avait été condamné à la peine capitale, pour meurtres, par arrêts des 4 janvier et 19 septembre 1810, et 8 novembre 1822.

(Journal de la Corse du 06 mai 1827)

 

 

 MOZZICONACCI Dominique dit Cantaretto

d'Olmeto

Le 10 mai 1827 vers 7 heures du matin, la gendarmerie de Sartène et celle de Sainte Marie Sicché sont en poste sur la commune lorsque le détachement du brigadier Soletti, ayant aperçu un individu armé qui fuyait, lui cria de s’arrêter : celui ci fit feu sur eux, mais n’atteignit personne ; poursuivi dans différentes directions, il fut poussé, vers midi sur le détachement que commandait le gendarme Graziani. Cet individu, s'étant aperçu qu’il était entre deux postes de gendarmerie, se disposait à faire feu lorsque, le gendarme Carlotti et les voltigeurs Corses Arrighi et Bonavita, de la 4ème compagnie, le prévinrent et l’étendirent mort sur la place. Ces deux voltigeurs, sous les ordres du caporal Delfini, avaient joint la gendarmerie dans la matinée. Le contumax qui a été détruit dans cette battue est le nomme Dominique Mozziconacci, dit Cantaretto, berger, d Olmeto, condamné à dix ans de réclusion , pour vol, le 22 juillet 1819. Il avait, depuis lors, blessé plusieurs gardes champêtres, arrêté et volé des voyageurs sur la route d’Ajaccio à Sartène, et fait feu sur la gendarmerie en diverses rencontres.

(Journal de la Corse du 19 mai 1827) 

 CIAVALDINI Antoine

Auteur de12 assassinatsts

 

 

 BOCOGNANO François

 

 

 MARIANI François dit Peverone

Le "Journal du Département de la corse" écrit dans son numéro 50 du 11 décembre 1818 que Le bandit Mariani François, dit Peverone, forçat libéré, auteur de plusieurs assassinats, est tué par le caporal Grimaldi des voltigeurs corses. Ce bandit continuait à inspirer la terreur dans toute la région depuis sa sortie du bagne.

 

 

 GASPARINI Natale

Devient bandit en 1920

 

 

 SCAPOLA Ghjuan' Baptista

Devient bandit en 1830 jusqu'en 1846

 

 

 Les freres RIBETTI

de Casevecchie

 

 

 RICCIARDI Don Luiggi

 

 

 BASTIANESI Francescu

d'Ucciani

 

 

 NEGRONI Ghjuliu

Rival de Gallochio

 

 

 SAROCCHI François

Né en 1792 à Rusiu (Haute Corse), SAROCCHI a été, au cours de ses nombreux exploits, condamné 15 fois dont 4 fois à la peine de mort.

En 1824, les autorités lui délivrent un passeport italien pour quitter la Corse mais il préfère rester pour venger son ami Ancino guillotiné à Bastia. Avec ses complices, Pascal GAMBINI et Jeean-Baptiste TORRE, il tente de capturer le bourreau Louis SIMALIOT mais ce dernier réussit à s'échapper tandis que son aide Martin ALVIDA reste prisonnier de ses ravisseurs. On retrouvera son corps quelques jours plus tard dans les environs de Furiani.

Les trois bandits seront arrètés quelques jours plus tard et SAROCCHI sera finalement guillotiné sur la place Saint Nicolas par SIMALIOT lui même le 31 mai 1825.

 

 

 MORETTI Joseph Marie dit Fiascone

Le 25 juin 1828, Le sergent Olivieri, commandant le détachement de la 1ère compagnie des voltigeurs Corses stationnée à Tox, arrondissement de Corte, a arrêté, au lieu dit Lotina, situé entre Tox et Tallone, Joseph Marie Moretti, dit Fiascone, sous mandat d'amener pour complicité d’assassinat. Moretti était était en compagnie du bandit Garrelli, de Castagneto, qui malgré la poursuite des voltigeurs parvint à leur échapper en abandonnant Moretti et une partie de son bagage.

 

 

 GERMANI

Inspire la terreur en Castagniccia/p>

 

 

 CASANOVA

D'Evisa

En compagnie des frères Multedo, il est l'auteur de plusieurs assassinats. Condamné par contumace à perpétuité, il est contraint de prendre le maquis. Il sera abattu en 1827  par les voltigeurs dans la région du Fiumorbu, à Poghju di Nazza.

 

 

 GAMBINI Pasquale

Avec son frère Ghjuvan Andria, en 1821, ils sont responsable d'un triple assassinat sur des gendarmes pris en embuscade. Un an plus tard, ils attaquent la gendarmerie de Piedicroce.
Ils seront condamnés à mort 7 fois par contumace.
Dans l'impossibilité d'éradiquer le crime, la justice préfère se débarrasser de ses bandits.
En 1823, avec GALOCCHIO, Pasquale bénéficie d'un sauf-conduit pour quitter la Corse.

 

 BASTIANI Antone

 


 

 GIOVANNI Pietro

(1859-1899)

Petru Giovanni est né en 1859 à Sartène. En 1884 il commet son premier vol et son premier meurtre en assassinant Jean Bartoli. En 1898, avec le meurtre du gendarme Luciani,  il a à son actif 15 assassinats.

Un jour, le pied blessé, son chien ayant été tué, le bandit se présente chez prete Bastianu, curé d'un petit village perdu dans la montagne du Sartenais, pour lui demander l'hospitalité. Le curé, accepte de l'aider et lui passe la soutane. Pendant plusieurs jours, Petru Giovanni servira la messe et se comportera en vrai serviteur de Dieu. Quand son pied fut guéri, le bandit abandonna sa soutane, reprit sa cartouchière et son fusil puis s'en retourna au maquis non sans avoir assuré l'abbé de sa protection et de sa reconnaissance éternelle.

Après avoir terrorisé et racketté toute la région pendant plus de 15 ans, le 16 novembre 1899, il est finalement tué durant son sommeil d'une balle en pleine tête, dans une bergerie près de Conca, par le père de la jeune fille qu'il était venu séduire.

 


 

 ALFONSI Antonio-Marco dit Muzarettu

(1866-1952)

Bandit d'honneur

Antone Marcu ALFONSI, dit "Muzarettu" est né à Grossa (Sartène) le 15 novembre 1866. Il est issue d'une fratrie de 8 enfants. Si on le surnomme "Muzarettu", c'est parce qu'enfant, il aimait sauter par dessus les haies et les cours d'eau comme un "petit mulet". Il ne fréquente pas l'école et dès son plus jeune âge aide son père aux travaux des champs et garde le bétail.

A 16 ans, en signe de son émancipation, selon la coutume, son père lui offre son premier fusil. Muzarettu est désormais un homme.   

A 21 ans, le 10 mai 1887, il épouse dans son village Pauline Tomasi qui lui donnera 6 enfants.

Un jour, Muzarettu, reproche à son neveu Toto Giannini, âgé de 20 ans, ses fréquentations avec le bandit Bartoli. Giannini n'accepte pas les reproches de son vieil oncle et le gifle. Muzarettu, s'en rentre aussitôt chez lui, prend son fusil et part à la recherche de son neveu bien décidé à laver l'affront qu'il vient de subir en public. Il le trouve et sans un mot, lui tire deux balles en pleine poitrine.

Voici donc Muzarettu, contraint de prendre le maquis à l'âge de 66 ans.

Conseillé par ses proches, il finit par se rendre aux Gendarmes. Il sera jugé et finalement acquitté. 

Après avoir habité quelques temps le village d'Arbellara, il se réinstalle à Porto-Pollo.

En juin 1943, expulsé par les Italiens de son logement de Porto-Pollo, il en rend responsable le secrétaire de Mairie et l'abat. 4 mois plus tard, il commet son 3ème meurtre en tirant à bout portant sur Antoine Jean Pianelli venu pour faire vengeance. De nouveau au maquis, en juin 1944, il est ceinturé par les gendarmes et emprisonné à Ajaccio. Mais âgé (il a 78 ans) et souffrant probablement d'un cancer qui lui ronge le visage, il est conduit à l'hôpital Eugénie dont il s'évade le 02 novembre et rejoint le maquis dans les environs de Campomoro. Il est de nouveau condamné par contumace au travaux forcés à perpétuité  puis condamné à mort pour un double homicide le 07 juin 1945 mais cela n'a plus aucune importance car il est de nouveau libre dans son maquis qu'il parcourt inlassablement de Campomoro à Tizzano.

Le 22 août 1945, surpris par les gendarmes de Grossa qui lui intiment l'ordre de se rendre, il leur tire dessus, blesse l'un d'eux et disparaît.

Le 05 mai 1951, malgré le mal qui ronge son visage, il accepte d'être interviewé par Jean Bazal, l'unique journaliste qui l'ai jamais approché.

Muzarettu, laissé en paix par les gendarmes, mène désormais une vie tranquille mais misérable dormant tantôt dans une bergerie, tantôt dans une grotte. Endurant des pénibles souffrances, la moitié du visage emportée par le cancer, ne pouvant presque plus se nourrir, il est recueilli par un moine du couvent de San-Damianu.

C'est dans ce couvent que fatigué, défiguré par la maladie, le vieux bandit finira ses jours et rendra le dernier soupir le 23 février 1952. Après avoir reçu à Sartène les derniers sacrements de l'église, il sera enterré à Grossa au pied d'un énorme rocher. Il était âgé de 86 ans.

 


 

 SANGUINETTI Ambroise

De Vensolasca

 

 

 ROGNONI Gaetano

De Venaco

 

 GALEAZZI

Le 13 septembre 1895, le bandit Galeazzi est tombé dans une embuscade que lui dressèrent les brigades de Sartène et de l'Ortolo. Adossé à une chêne, et le fusil en main, il fut pris et désarmé par quelques gendarmes, alors que d'autres le couchaient en joue. (L’ECHO DE LA GENDARMERIE NATIONALE)

 

 BERNARDINI

Dans la nuit du 18 au 19 septembre 1895, après une embuscade de trois jours, la brigade de Saint-Laurent, sous la direction du commandant de la section, réussissait à cerner, dans une maisonnette, le bandit Bernardini, sous mandats d'arrêt, .pour tentative de meurtre suivi de viol sur une jeune fille.

Aux premières sommations faites par la gendarmerie, Bernardini répondit par un coup de fusil qui, heureusement, n'atteignit personne. Les gendarmes, après avoir enfoncé les volets d'une fenêtre, ripostèrent à coups de revolver, et le bandit, qui avait encore pu décharger trois nouveaux coups de son arme, toujours sans résultat, tomba foudroyé, atteint de plusieurs balles.

Aussitôt la mort-connue, dès réjouissances", publiques eurent lieu, car les habitants n'osaient plus, tant il était craint, vaguer librement à leurs affaires. (L’ECHO DE LA GENDARMERIE NATIONALE)

 

 

  ROBAGLIA

Le 25 août 1935, c'était le nommé Robaglia, sous mandat d'arrêt pour tentative d'assassinat, qui était arrêté à son domicile, après une perquisition très minutieuse, alors qu'il se croyait à l'abri dans un coffre du grenier.

Cette arrestation, due au flair et à l'intelligence du gendarme Salini, fait honneur à ce militaire ainsi qu'à ses camarades de la brigade de Sainte-Lucie-de-Tallano. (L’ECHO DE LA GENDARMERIE NATIONALE)

 


 

SANTA LUCIA

Un autre bandit, le redoutable Santa Lucia, accourut des premiers aux cris d'indépendance que poussa l'Italie. Il combattit en brave pour chasser les Autrichiens; mais lorsque ses excès commis par les défenseurs de la Péninsule amenèrent les Français sous les murs do Rome, Santa Lucia se souvint qu'il était lui-même Français, et il brisa aussitôt son épée.

 

(Extrait de "Un bandit Corse" : http://www.ac-corse.fr/Lettres/docs/AdaptationFrsTextesLigne/bandit.htm).

Son père avait été tué dans une querelle, par un jeune homme du même pays, disait-on ; et Sainte-Lucie était resté seul avec sa soeur. C'était un garçon faible et timide, petit, souvent malade, sans énergie aucune. Il ne déclara pas la vendetta à l'assassin de son père. Tous ses parents le vinrent trouver, le supplièrent de se venger ; il restait sourd à leurs menaces et à leurs supplications.

Alors, suivant la vieille coutume corse, sa soeur, indignée, lui enleva ses vêtements noirs afin qu'il ne portait pas le deuil d'un mort resté sans vengeance. Il resta même insensible à cet outrage, et, plutôt que de d'accrocher le fusil encore chargé du père, il s'enferma, ne sortit plus, n'osant pas braver les regards dédaigneux des garçons du pays.

Des mois se passèrent. Il semblait avoir oublié jusqu'au crime et il vivait avec sa soeur au fond de son logis.

Or, un jour, celui qu'on soupçonnait de l'assassinat se maria. Santa Lucia ne sembla pas ému par cette nouvelle ; mais voici que, pour le braver sans doute, le fiancé, se rendant à l'église, passa devant la maison des deux orphelins.

Le frère et la soeur, à leur fenêtre, mangeaient des petits gâteaux frits quand le jeune homme aperçut la noce qui défilait devant son logis. Tout à coup il se mit à trembler, se leva sans dire un mot, se signa, prit le fusil pendu sur l'âtre, et il sortit.

Quand il parlait de cela plus tard, il disait : "Je ne sais pas ce que j'ai eu ; C'a été comme une chaleur dans mon sang ; j'ai bien senti qu'il le fallait ; que malgré tout je ne pourrais pas résister, et j'ai été cacher le fusil dans le maquis, sur la route de Corte."

Une heure plus tard, il rentrait les mains vides, avec son air habituel, triste et fatigué. Sa soeur crut qu'il ne pensait plus à rien.

Mais à la nuit tombante il disparut.

Son ennemi devait le soir même, avec ses deux garçons d'honneur, se rendre à pied à Corte.

Ils suivaient la route en chantant, quand Santa Lucia se dressa devant eux, et, regardant en face le meurtrier, il cria : "C'est le moment !" puis, à bout portant, il lui creva la poitrine.

Un des garçons d'honneur s'enfuit, l'autre regardait le jeune homme en répétant : "Qu'est-ce que tu as fait, Santa Lucia ?"

Puis il voulut courir à Corte pour chercher du secours. Mais Santa Lucia lui cria : "Si tu fais un pas de plus, je vais te casser la jambe".

L'autre, le sachant jusque-la si timide, lui dit : "Tu n'oserais pas !" et il passa. Mais il tombait aussitôt la cuisse brisée par une balle.

Et Sainte-Lucie, s'approchant de lui, reprit : "Je vais regarder ta blessure ; si elle n'est pas grave, je te laisserai la ; si elle est mortelle, je t'achèverai".

Il considéra la plaie, la jugea mortelle, rechargea lentement son fusil, invita le blessé à faire une prière, puis il lui brisa le crâne.

Le lendemain il était dans la montagne.

Et savez-vous ce qu'il a fait ensuite, ce Santa Lucia ?

Toute sa famille fut arrêtée par les gendarmes. Son oncle le curé, qu'on soupçonnait de l'avoir incité à la vengeance, fut lui-même mis en prison et accusé par les parents du mort. Mais il s'échappa, prit un fusil à son tour et rejoignit son neveu dans le maquis.

Alors Santa Lucia tua, l'un après l'autre, les accusateurs de son oncle, et leur arracha les yeux pour apprendre aux autres à ne jamais affirmer ce qu'ils n'avaient pas vu de leurs yeux.

Il tua tous les parents, tous les alliés de la famille ennemie. Il massacra quatorze gendarmes, incendia les maisons de ses adversaires et fut jusqu'à sa mort le plus terrible des bandits dont on ait gardé le souvenir.
 


 

 LEANDRI Finaltiero

Originaire de San Gavino d'Amugnani ce Contumace dont les derniers instants sont relatés dans le Journal du Département de la Corse du 12 janvier 1828, on peut lire le récit détaillé de la poursuite, par les forces de gendarmerie et les voltigeurs. Récit dramatique à souhait où, après un combat qui dura quatorze heures et entraîne la mort de deux gendarmes, le bandit fut découvert, le crâne fracassé, dans la cave de la maison assiégée.

 

 

 QUILICHINI Joseph Antoine dit Bucchinu

De Poggio-di Tallano

Dans le Journal du département de la corse du 4 décembre 1828, on peut lire que le bandit Quiliquini, prévenu de meurtre et d'assassinat, a été capturé après trois jours d'embuscade par les brigades de Sartène et de Serra di Scopamène.

 

 

  GIUDICELLI François Jean  dit Ruspu

De Serra di Fiumorbo

Condamné par contumace aux travaux forcés à perpétuité le 2 octobre 1821, pour meurtre et vols à main armée, le bandit Giudicelli qui gardait le maquis depuis sept ans, a été arrêté par la brigade de gendarmerie de Ventiseri au mois de novembre de la même année.

 

 

 GARELLI Charles Jean 

Dans le Journal du département de la Corse du 27 décembre 1828, on peut lire le récit de la « destruction» du dangereux bandit Ch. J. Garelli, de Castagneto d'Alesani : "Les babitans de Valle d’AIesani, de Piedicroce, de Ccrvioni et de Pietra di Verde, viennent d'être délivrés du contumax Charles Jean Garelli, de la commune de Castagneto, qui depuis longtemps répandait la terreur dans ces cantons. Ce bandit couvert d'un grand nombre de crimes parmi lesquels on compte l’assassinat du percepteur d’Alesani, et d'un maréchal-des-logis de gendarmerie, a été tue le huit de ce mois dans une action qu’il avait engagée avec les voltigeurs Jean-Antoine Casanova et Antoine Casanova tous deux de la première compagnie du bataillon Corse commandée par M. Peraldi. Ces militaires qui bravant la rigueur de la saison, guettaient jour et nuit le malfaiteur Garelli, l’ont enfin découvert et sont parvenus, mais non sans péril, à purger la société de ce criminel, aussi cruel qu audacieux".

 

 

 BUONACORSI Joseph dit Tambinu

L'arrestation de Joseph Buonacorsi d'Olmeto est relatée dans le Journal du département de la Corse du 08 janvier 1829 : "Ce bandit qui faisait la désolation de tout un canton et particulièrement des environs de Ciamanuacce est tombé après une vigoureuse défense, percé de plusieurs balles. Le maréchal des logis Gerni, qui le poursuivait avec quatre gendarmes l’a vainement sommé de se rendre après l'avoir cerné. Le contumax a répondu par des coups de fusil et il avait épuisé toutes ses munitions, lorsque le pistolet qui renfermait sa dernière cartouche a éclaté dans sa main. C'est au moment de l’explosion que les gendarmes Larvette, Besse et Bausard lui ont donné 1e coup mortel. La destruction de ce scélérat fait d'autant plus d'honneur au maréchal-des-logis Gerni, que ce sous officier , atteint depuis longtemps de fièvres intermitentes, n’a pu trouver que dans le sentiment de ses devoirs la force nécessaire pour entreprendre des marches forcées et gravir des montagnes presque inaccessibles".

 

 

 LUCCHINI Joseph

Prévenu du crime de faux monnayeur et de plusieurs assassinats, Joseph Lucchini a été arrêté dans la nuit du 6 au 7 janvier 1829 par les voltigeurs après 48 heures passées dans la neige.

 


 

En 1841, le nombre d'assassinats commis dans l'île est de 136.6..

Entre 1846 et 1850 on ne compte pas moins de 147 homicides par an ; l'année 1849 étant la plus meurtrière avec 236 homicides.

Alors, pour aider les gendarmes à capturer les bandits, une seule arme s'avère efficace : La prime. L'état installe la corruption.

Des groupes de voltigeurs, sorte d'auxiliaires de justice, sont créés. Les actes de trahison se multiplient. Une loi de prohibition est promulguée le 10 juin 1853 et suivi par une vaste campagne de désarmement des populations qui n'aura pour seule conséquence que la prolifération du gibier !

Le code 248 du code pénal contre les receleurs est alors appliqué plus sévèrement et les proches de bandits sont inquiétés et emprisonnés pour complicité ... comme au temps des génois. De fait, les meurtres baissent de moitié et en 1855, on ne recense plus que 78 assassinats.

Malgré l'optimisme de l'Etat, on assistera cependant à de nouvelles flambées du banditisme sous la troisième république.

 

 

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Dernière mise à jour pour cette page : 15 mars 2022